A celui, compagnon de
l'échec, Est présenté un jeu des
échecs: Voilà le cheval* à monter, Voilà la tour pour défendre. Pour le Roi, tu dois te
sacrifier La Reine! Ne peux t'entendre. Les pions! Tu dois ignorer. Le fou! Tu ne peux
comprendre. Mais lui, homme sans titres N'a connu que des servants Ignora les pièces vénérées Donna le cheval au Fou, La tour aux petits Pions. Le Fou, devenu illuminé, Cria "mat" aux deux
rois. De leurs tours, les Pions Se partagèrent les privilèges Du pouvoir divin. Monas *: cheval pour cavalier
Si un jour…
Si un jour j’ose mourir
J’en ferai ma gloire
J’en ferai une statue
Et Prierai chaque soir
Pour mon âme perdue
Et mon enfant sera fier
De dépenser mon argent
A la mémoire des labeurs
Qui ont miné mon vivant
Et mes amis ne seront lésés
D’avoir perdu leur cher ami
Auront ma belle à consoler
En lui évoquant mes vertus
Si un jour…..
Si un jour j’ose mourir
Pour ma femme sera déchirant
Se blâmer de m’avoir trompé
En se disant que de mon vivant
Je l’avais certainement fait
Et mon patron qui me regrettera
Dira que j’étais le meilleur
Que nul temps n’effacera
Les séquelles de ce malheur
Seul mon stylo pleurera
Les nuits où tous deux à la fois
Labourons une vide blancheur
Pour que l’éternité nous couvre de
Son aura.
Monas